ARCHIVES DE MAI 2002

- Un tueur en série de prostituées à Saint Louis ? (28 mai)
- Denis Waxin, tueur pédophile, en jugement (27- 28 - 31 mai 2002)
- La police aurait-elle découvert le Night Stalker originel ? (24 mai 2002)
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Un tueur de prostituées à Boston ? (20 mai 2002)
- Le Nord-Ouest des Etats-Unis "attire"-t-il les tueurs en série ? (12 mai 2002)
- Un tueur de prostituées à Norwich ? (mai 2002)
- Un tueur en série arrêté en Chine (avril 2002)


Un tueur de prostituées à Saint Louis ?
Situation de Saint Louis

Un journal de Saint Louis (Missouri), le Post-Dispatch, a informé la police locale de la réception d'un courrier anonyme décrivant l'endroit où se trouvait les restes d'un corps, à l'aide d'une carte jointe. La police de West Alton a découvert le crâne et des os d'un squelette humain au nord de Saint Louis, en suivant les indications.
Ce corps pourrait être lié aux meurtres de neufs femmes, dont certains dans l'Illinois, depuis les 13 derniers mois. Deux autres corps avaient été trouvé au même endroit, un coin sombre et isolé, en 2001.

La seule activité dans cet endroit est la chasse au lapin, et seulement en hiver. La plupart des gens qui y vivent sont des fermiers sans histoire. L'emplacement où les os ont été découverts, pas trop loin d'un chemin de randonnée, est envahi de mauvaises herbes, de bouteilles en plastique et de bouts de bois.

La police a expliqué que les os doivent être là depuis plusieurs mois, et qu'aucun vêtement n'a été trouvé alentours.
Le site de la découverte se situe à environ 400 mètres de l'endroit où les corps de Teresa Wilson, 36 ans, originaire de Saint Louis et de Verona "Ronnie" Thompson, 36 ans, originaire de Washington, ont été trouvés l'année dernière, en mai et juin. Elles étaient toutes les deux prostituées et sans doute droguées.

Le profiler Brent Turvey a affirmé que l'auteur de la lettre était un tueur en série. Un sadique intelligent, bien éduqué, et sans remords (Brent Turvey est l'auteur de "Criminal Profiling : An introduction to Behavioral Evidence Analysis"). La lettre expliquait que les os étaient ceux "d'une autre victime" et que l'emplacement d'autres corps seraient révélé au journal dans un futur proche. Turvey a ajouté que le tueur connaissait les méthodes de la police car, notamment, la lettre a été tappée à l'ordinateur et imprimée, et non pas écrite. Il pense que l'auteur du courrier tiendra parole et enverra sûrement d'autres lettres.

En octobre 2001, des enquêteurs de différentes juridictions de la région de Saint Louis avaient commencé à comparer leurs notes après avoir réalisé que les corps de six prostituées noires découvertes près de chemins pourrait être "l'oeuvre" d'un tueur en série. Les prostituées étaient toutes droguées, et la plupart d'entre elles avaient des liens avec une gare routière à Baden.
Au début de cette année, les corps décomposés de trois autres femmes noires, inconnues et toujours pas identifiées, ont été découverts près de chemins, dans la région de Metro East, chacune dans un comté différent : Saint Clair, Madison et Monroe. Cela fait donc neuf affaires en tout.

Joe Siefferman, analyste de scène de crime et spécialiste en reconstruction faciale, utilise son ordinateur, ses livres d'anatomie et ses dessins pour recréer les visages de ces trois femmes, dont les corps étaient en trop mauvais état pour que l'on puisse les identifier. Des analyses dentaires et d'ADN sont toujours en cours.



Denis Waxin, tueur pédophile, en jugement
Denis Waxin

Denis Waxin, un Lillois de 33 ans a avoué, en juillet 1999, l'enlèvement, le viol et le meurtre de trois fillettes âgées de 9, 6 et 4 ans, commis et accompagnés d'actes de barbaries, en 1985, 1990 et 1992, à Lille.
Le 29 juillet 1992, le corps de la petite Nadja Tebib, 4 ans, avait été découvert dans un terrain vague de Ronchin, près de Lille. L'enfant avait été enlevée, violée et tuée six jours plus tôt.
Sept ans plus tard, le 13 juillet 1999, Denis Waxin, confondu par des analyses d'ADN, reconnaîssait les faits. Le soir-même, il avouait également devant le juge d'instruction le viol et le meurtre de Cathy Moncheaux, 9 ans, et de Nathalie Hoarau, 6 ans, commis en octobre 1990 et novembre 1985.
Il avait été arrêté grâce au courage d'une autre petite fille. Le 6 janvier 1999, Denis Waxin avait enlevé la petite Wendy, 6 ans, à proximité de son domicile, et l'avait emmenée dans une usine désaffectée de Lille-Fives. Il avait menacé Wendy avec une matraque électrique pour s'assurer de sa soumission. Et il avait ajouté : "Je te préviens, j'ai déjà tué des petites filles". Il avait alors violé la fillette, mais celle-ci était parvenu à s'enfuir alors que Waxin se rhabillait.
L'enquête avait été confiée à la brigade des moeurs du SIR de Lille. Par chance, Wendy possèdait un excellent sens de l'orientation. Même traumatisée, même à 6 ans, elle était parvenue à décrire en détail son agresseur. Un portrait-robot avait été dressé. Les enquêteurs l'avaient comparé aux milliers de photos de délinquants de leurs fichiers. Une douzaine de suspects avaient été sélectionnés, dont Waxin. Dans les archives policières, il n'avait laissé de traces que pour un vol commis dans un grand magasin. Rien, dans son passé, n'évoquait des faits à caractère sexuel.
Mais les policiers avaient malgré tout décidé de laisser sa photo parmi les autres et de les montrer à la fillette. Wendy n'avait pas hésité et, avec assurance, avait désigné le cliché de Denis Waxin. Celui-ci avait été arrêté et incarcéré. A son domicile, on avait retrouvé la matraque électrique.
Les enquêteurs avaient alors décidé de rouvrir tous les dossiers concernant des viols d'enfants. Trois, en particuliers, hantaient leur mémoire : les viols et les meurtres de Nadja, Cathy et Nathalie. L'âge des victimes, le périmètre des crimes, la manière d'agir : tout indiquait que ces meurtres étaient l'oeuvre d'un seul et même homme.
Or, dans l'affaire Nadja, les policiers disposaient d'un indice : une tache de sperme. Le LIPS (laboratoire interrégional de police scientifique) fut chargé de la comparer avec l'ADN de Waxin. L'empreinte génétique correspondait parfaitement.
Le 13 juillet 1999, durant sa détention, Denis Waxin avouait deux autres viols, pour lesquels il est également poursuivi cette semaine.
Denis Waxin est un homme complexe qui se dit victime d'un dédoublement de personnalité mais qui n'est pas atteint de déficience intellectuelle, selon les experts qui l'ont examiné. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté maximale de 22 ans.

28 mai :
A l'audience, Denis Waxin a décrit durant une heure, en termes crus, les circonstances de son 3e meurtre, celui de la petite Nadja Tebib. Il n'a montré aucune émotion en racontant le calvaire de la fillette. Selon lui, il n'était pas conscient de ce qu'il faisait.
Par contre, il n'a pas voulu donner de détails sur le meurtre de la petite Cathy Moncheaux, tuée de quatorze coups de couteaux. Il dit ne se souvenir de rien. Il affirme avoir du mal à croire que c'est bien lui qui a fait ça. Mémoire sélective...

31 mai : Denis Waxin a été reconnu coupable et condamné à la prison à vie, avec une période de sûreté de 30 ans. Il sera à nouveau jugé en septembre, cette fois-ci pour le meurtre de Nathalie Hoarau, commis alors que Waxin n'avait que 17 ans.
Les jurés n'ont pas pris en compte l'avis d'un psychiatre affirmant que le jugement de Waxin est altéré et qu'il devrait bénéficier de circonstances atténuantes parce que les spécialistes avaient indiqué que "le sujet ne paraît pas en l'état curable de sa perversion. Sa réadaptation pose des problèmes fondamentaux d'environnement, de médiation sociale médicale et affective, indispensables compte tenu de sa dangerosité". L'annonce du verdict, après trois heures de délibéré, n'a suiscité aucune réaction chez Denis Waxin. Les parties civiles ont exprimés leur soulagement et leur satisfaction.



La police aurait-elle découvert le "Night Stalker" originel ?

Paul Schneider, un des leaders de la Fraternité Aryenne Américaine, assassin violent et sadique, serait-il le "night stlaker" originel ?

C'est ce que la justice tentent de découvir en utilisant les analyses d'ADN pour enquêter sur une série de crimes vieille de 25 ans : un homme s'introduisait, la nuit, dans des maisons où habitaient des couples, pour violer la femme. Il a tué dix personnes.
Ces meurtres eurent lieux à la fin des années 70 et au début des années 80, dans les Comtés d'Orange, de Santa Barbara et de Ventura (en Californie) et le tueur fut surnommé le "Night Stalker" (le traqueur de la nuit).
Puis, un autre Night Stalker se mit à tuer, à Los Angles, durant l'été 1985, avec quasiment le même mode opératoire. Il a assassiné 16 personnes : Richard Ramirez a été condamné à mort pour ces crimes et attend toujours son execution dans la prison d'Etat de Saint Quentin.

Les autorités du Comté d'Orange ont obtenu un ordre de la court les authorisant à prélever un échantillon d'ADN (de la salive) de Schneider, par la force s'il le fallait (grâce à une nouvelle loi), afin de vérifier s'il peut être lié ou innocenté de certains de ces crimes.
Ramirez n'a pas tué avant 1985. Le Procureur affirme que quelqu'un d'autre est responsable des 10 meurtres, et il veut savoir si Schneider est ou non le coupable.

Schneider fait parti des 900 prisonniers Californiens qui ont refusé de donner un échantillon de salive ou de sang à la demande de la police ou de la justice. Alors que des centaines de détenus sont libérés grâce à des tests ayant pu prouver leur innocence (le 100e dans le couloir de la mort en Floride en avril...), un nombre croissant de prisonniers qui se savent coupables continuent de s'opposer à ces prélévements.

Schneider, 40 ans, est le fils adoptif d'un couple d'avocats de San Fransisco, Robert Noel et Marjorie Knoller. En mars 2002, il a été condamné pour le meurtre de sa voisinne, Diane Whipple, sur qui il avait jeté son chien, Bane, un énorme Presa Canario dressé pour tuer. Le chien avait attaqué Diane Whipple dans le couloir de leur immeuble. Schneider ne supportait pas que sa voisinne soit lesbienne et avait encouragé son chien à lui déchiqueter la gorge...

Schneider a été condamné à la prison à vie dans la prison d'Etat du Comté de Del Norte, pour ce meurtre et pour des crimes commis en dehors et en prison, dont la tentative de meurtre de l'avocat d'un co-détenu. Depuis, il a été inculpé de 13 crimes fédéraux : le meurtre du sheriff adjoint du comté de Sonoma, Frank Trejo, la tentative de meurtre d'un gardien de prison, et les tentatives de meurtres d'autres personnes.

Un enquêteur du Sheriff du comté d'Orange a récemment lié les 10 meurtres irrésolus entre eux, et six de ces meurtres présentent la même ADN, celle le l'agresseur.
Un autre policier affirme que Schneider a tué son propre frère et sa belle soeur, dans le Comté d'Orange, en août 1980, alors qu'ils dormaient chez eux.



Un tueur de prostituées à Boston ?
Situation de Boston

La police cherche des liens entre les meurtres de deux jeunes prostituées : Melissa Doherty le 11 mai 2002 et Latasha Cannnon, en avril 2001. Elles "travaillaient" toutes les deux dans le même quartier de Boston.
Les enquêteurs pensent que Doherty (19 ans) a sans doute été tuée par un client, en plein milieu de la nuit. C'est en tout cas ce qu'on dit des témoins et des amies de Doherty.
Le tueur lui a coupé la gorge et l'a laissée agoniser. Son corps a été découvert dans un tas de broussailles enflammé.
Cela ressemblait beaucoup à un autre meurtre, celui de Latasha Cannon (17 ans), dont le corps avait été abandonné dans un endroit reculé et boisé, au nord de Boston. Elle aussi avait eu la gorge tranchée.
Ce sont les seuls liens existants... Il y a un appel à témoin. Mais, à part leur propre famille, peu de gens se soucient des meurtres de prostituées...



Le Nord-Ouest des Etats-Unis "attire"-t-il les tueurs en série ?
Le Nord-Ouest des Etats-Unis

Durant des dizaines d'années, des femmes ont disparues des rues des villes du Nord-ouest des Etats-Unis. Une douzaine ont disparues à Spokane. Environ 50 à Seattle et ses environs. Un peu plus à Vancouver, de l'autre côté de la frontière. A cause de tueurs en série.

Dans les 22 derniers mois, le Nord-Ouest a vu l'arrestation de trois serial killers. Robert Yates à Spokane, Gary Ridgway à Auburn (près de Seattle) et Robert Pickton à Port Coquitlam (près de Vancouver). Tous ont été accusé de plusieurs meurtres de femmes.
On a pu arrêter ces trois tueurs parce que, en partie, les forces de police sont plus au courant de l'existence de serial killers de nos jours. Ils sont également mieux formés et ont de meilleurs "outils" d'enquête, tel que l'ADN.
Ce qui donne l'impression à la population que leur région est "infestée" de tueurs en série. En fait, ce n'est sûrement qu'une coïncidence.
Toutefois, bien que ces trois affaires concernent un "total" d'une centaine de victimes, les enquêteurs pensent que le compte pourrait être encore plus élevé.

"Il y a quelque chose dans le Nord-Ouest du pays qui semble... attirer les tueurs en série", affirme Mark Furhman (ancien détective de Los Angeles qui a -mal- participé à l'enquête sur OJ Simpson, et est à présent écrivain à Spokane). "C'est peut-être le temps maussade, les immenses forêts (pour cacher les corps) ou le groupement de victimes 'disponibles' ".
Pourtant, beaucoup de ces meurtres datent du début des années 80, et il ne semble pas que le nombre de tueurs ait augmenté dans la région depuis.

Les trois affaires ont des points communs, et notamment l'age et le type de victimes, qui étaient pour la plupart des prostituées et/ou des droguées.

Yates
Ridgeway
Pickton
Yates, 49 ans, a plaidé coupable de 13 meurtres. Il risque la peine de mort pour deux autres meurtres, dont le procès aura lieu cet été.
Ridgway, 52 ans, a été arrêté en novembre 2001. Il est accusé des meurtres de quatre des 49 femmes tuées par le "Green River Killer" dans les années 80.
En Colombie Britannique (Canada), Pickton, 52 ans, est accusé des enlèvements et meurtres de six des 50 femmes qui ont disparus à Vancouver depuis 1983. La police fouille dans sa ferme depuis février, à la recherche de morceaux de corps...

Otwin Marinen, un professeur en criminologie de l'Université d'Etat du Washington, rejette toute suggestion selon laquelle le Nord-Ouest "attirerait" les tueurs en série. D'un autre côté, ses recherches montrent que "seulement" 95 tueurs (sur les centaines répertoriés dans le monde) ont tué plus de 10 fois. Il les appelle les "super tueurs".

Ce qui n'est pas inhabituel, par contre, c'est que les victimes étaient le plus souvent des prostituées.
Ted Bundy, à Seattle, était beau garçon et beau parleur. Il pouvait charmer les jeunes femmes sur les campus d'université et les convaincre de le suivre sans aucune peur. Mais ce genre de qualité est plutôt rare chez les tueurs en série. Les femmes les plus facilement "accessibles" pour les serial killers, celles qui vous suivent le plus facilement, sont les prostituées...

En conclusion, nous pouvons malgré tout rappeler que les tueurs en série sont extrêmement rares. Aux USA, où ils sont pourtant les plus nombreux, ils ne représentent même pas 2% des meurtres perpétrés par an.


Un tueur de prostituées à Norwich ?

Quatre femmes ont disparus des rues de Norwich (est de l'Angleterre). Trois ont été retrouvées étranglées, on cherche toujours la quatrième.

Norwich est une ville très ancienne, médiévale même; calme, voire endormie. Mais non loin des nouveaux bâtiments et des cottages, des vieilles ruelles, des parkings vides et des bâtiments en construction offrent l'isolement que requiert "le plus vieux métier du monde". Cet ensemble de petites rues est appelé "l'îlot". Un peu plus d'une vingtaine de prostituées y travaillent.
Mais aujourd'hui, c'est devenu un endroit dangereux. Il semble que, depuis quelque temps, un tueur en série soit en chasse.

Le dimanche de Pâques, le corps de Michelle Bettles, 22 ans, mère de trois enfants, a été découvert dans un endroit boisé et reculé près de la A47, au nord de Norwich. Elle avait été étranglée. Trois mois plus tôt, le corps décomposé de Hayley Curtis, 23 ans, disparue depuis octobre 2001, avait été découvert dans un terrain vague, près de la A3. Et 18 mois auparavant, en juin 2000, Kellie Pratt, 29 ans, mère de deux enfants, a disparu alors qu'elle vendait son corps seulement pour la deuxième fois de sa vie.
Ces événements récents ont remis en mémoire le meurtre irrésolu de Natalie Pearman, 16 ans, prostituée, en novembre 1992. Tout comme Bettles, elle avait été étranglée et abandonnée dans un endroit boisé et reculé près de la A47.

La police de Norfolk ne parle pas officiellement d'un tueur en série. Dans le cas de Hayley Curtis, l'homme dans la voiture duquel elle a quitté Norwich le 16 octobre 2001 et avec qui elle a voyagé dans l'Essex, est emprisonné en Ireland et attend d'être jugé pour viol.
Mais si cet homme n'a assassiné "que" Curtis, qui a tué les trois (peut-être quatre) autres ? Le Superintendant Chris Grant, qui mène l'enquête, admet qu'il y a peut-être un lien entre ces meurtres. Mais il ajoute que les enquêteurs ne peuvent affirmer s'il y a un seul ou plusieurs tueurs. Le quartier où travaillent les prostituées n'est pas très grand et les clients sont bien obligés de toujours aller au même endroit.

Les enquêteurs attendent encore les résultats des tests d'ADN effectués sur les échantillons prélevés sur les corps de Bettles et Pearman, afin de savoir si le même homme est responsable de leur mort.
L'incertitude quant à savoir si un tueur en série est "à l'œuvre" ou non est partagée par les familles des victimes et par les prostituées elles-mêmes.
La majorité de ces dernières refusent cette éventualité. Elles ont eu peur après le meurtre de Bettles, certaines ont même évité de travailler durant quelques jours. Mais elles ont tellement besoin d'argent, pour la drogue, pour se nourrir, pour leurs enfants, qu'elles sont retournées sur les trottoirs. Quasiment toutes ces femmes sont héroïnomanes. Celles qui sont le plus "accro" sont bien moins scrupuleuses sur le choix de leurs clients et sont prêtes à suivre n'importe qui.
Les enquêteurs le savent : Bettles était droguée depuis de nombreuses années et Curtis prenait de l'héroïne depuis l'adolescence. Pratt, qui prenait de la drogue depuis trois ans, s'était tourné vers la prostitution quatre jours après être sortie de prison. (Pearman, qui n'était prostituée que depuis quelques mois, avait touché à l'héroïne et à la cocaïne mais n'était pas "accro" lorsqu'elle est morte).

Pour les mères des jeunes femmes assassinées, prendre de tels risques est inconcevable. "Ma première réaction a été... un choc... et l'horreur parce que c'était arrivé à nouveau, dit Lin Pearman, la mère de Natalie. Mais ma seconde réaction a été de penser que, peut-être, il y a un lien. Dans mes tripes, je sens que celui qui a tué Natalie a déjà tué avant et qu'il va encore le faire... Mais ça ne veut pas dire obligatoirement que c'est lui qui a tué les autres filles".
Pour Gloria Carpena, la mère de Kellie Pratt, la question la harcèle constamment. "Parfois, je pense qu'il doit y avoir un tueur en série mais après, je me dis 'Comment ces filles ont-elles pu faire ça et survivre toutes ces années ?'. Alors, j'ai l'impression que ce ne peut pas être un tueur en série". Kellie Pratt était une mère de famille, une femme au foyer fière d'elle-même... qui est devenue une "accro" à l'héroïne parce qu'une amie lui avait dit que ce serait plus efficace que les antidépresseurs... "Je ne sais pas, vraiment. Dans mon cœur, je pense que Kellie est morte, puisque c'est la troisième en deux ans. Peut-être qu'il lui a fait quelque chose et qu'il pense qu'il s'en est bien tiré, alors il va faire moins attention ? Tout un tas de choses me passent par la tête, ça me rend folle".



Un tueur en série arrêté en Chine
Les provinces où Mingwu a tué

Au début du mois d'avril, la police Chinoise a arrêté Liu Mingwu, un homme suspecté d'avoir assassiné 29 sans-abris.
Mingwu les aurait battu à mort avec des briques ou poignardé, puis les aurait brûlé. Cet homme de 40 ans aurait tué dans plusieurs villes différentes, dans les province d'Anhui, de Kiangsu et à Shangai. Il est détenu à Liu'an, une cité de la province d'Anhuei.
La police n'a pas donné d'explication sur les mobiles éventuels de Mingwu. Il souffre de problèmes mentaux légers mais, d'après les psychiatres, il est totalement responsable de ses actes.
Mingwu a été arrêté en pleine rue après qu'il ait "agit de manière à provoquer la supsicion", a expliqué la police chinoise.



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